Jean Marc Le Luyer, 5ème circonscription des Côtes d’Armor :le monde de la mer en Trégor-Goëlo

Aucun ministre de la mer ne siège dans le nouveau gouvernement. La France n’a-t-elle pas, pourtant, la chance de posséder le second espace maritime mondial ? Pour nous, Bretons c’est une évidence, la mer possède un énorme potentiel. Un emploi en mer génère quatre emplois à terre. Voilà donc un domaine prioritaire.

Le quartier maritime de Paimpol qui s’étend de Saint Quay Portrieux à la rivière du Douron règne sur une flotte de pêche vieillissante (26 ans en moyenne) et 40% de ses professionnels vont partir à la retraite dans les cinq ans. Certes le lycée maritime forme annuellement une dizaine de jeunes marins-pêcheurs, mais un bon nombre d’entre eux ne pourra se mettre à son compte faute de moyens. Et pourtant la ressource est là (coquille Saint Jacques, homard, retour de la langouste) grâce à une gestion exemplaire du stock. Pour pérenniser ce secteur il faut, outre la mise en place d’un fonds d’aide pour les jeunes, étendre les zones spécifiques à terre. C’est ce que vient de préconiser le CESER\footnote{Conseil Economique et Social Régional. cf. son récent rapport “Produire et résider sur le littoral en Bretagne”}.

L’ostréiculture bretonne voit 70% des naissains d’huître partir pour les Charentes pour la commercialisation. Beaucoup des futurs sujets se voient délivrés le label Marennes-Oléron. Il y a là une anomalie qu’il faut corriger en créant un label breton valable de Cancale jusqu’à la Baie de Bourgneuf. Et pourquoi deux syndicats de producteurs, l’un régissant la côte nord, l’autre la côte sud ? La question mérite d’être posée. Il ne faut pas rester sur l’échec de la zone de Boulgueff mais travailler énergiquement à réserver d’autres emplacements. Recommendation faite aussi par le CESER.

Autre ressource à fort potentiel : l’exploitation des algues. Le Trégor-Goëlo, à l’image du Léon, possède un des plus vastes champs d’algues d’Europe. Or, à ce jour, une seule license a été délivrée pour un “pigouilleur”. Voilà un paradoxe alors que les algues sont destinées à de multiples usages depuis l’agriculture, l’industrie, la cosmétologie ou encore l’alimentation humaine. Et quoi de plus “écolo” ? Prenons exemple sur la Corée et la Norvège.
Nous possédons ici un important centre d’études: le CEVA\footnote{Centre d’Etude et de Valorisation des Algues} de Pleubian (Pleuvihan). Malheureusement cet outil exemplaire est en péril, dans l’indifférence générale: matériel obsolète, difficultés financières, découragement du personnel. Il faut réagir, c’est une question de courage politique.

L’hydrolien constitue une nouvelle source d’énergie qui s’ajoute aux autres énergies renouvelables. Nous avons la chance d’avoir le long de nos côtes les conditions nautiques qui permettent l’implantation de cette technologie novatrice. Je ne peux que défendre à fond la réalisation définitive de ce projet.

Enfin on ne peut laisser de coté les activités liées au nautisme: source d’emplois, de devises par l’exportation et de loisirs pour le grand public. Dans ce domaine le savoir-faire breton est reconnu, mais le “faire-savoir” se fait encore trop en ordre dispersé. Il faut renforcer, à l’image

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