La langue bretonne, un combat pour la liberté !

La langue bretonne est un combat pour la liberté, un combat pour que nos droits linguistiques soient enfin démocratiquement reconnus et surtout appliqués.
C’est un combat pacifique où nous devons nous battre pour que nos enfants, tel le petit Fañch, puissent avoir accès à l’orthographe correcte de leur prénom. C’est une évidence partout aujourd’hui en Europe sauf en France. Cela doit changer par l’officialisation de la langue bretonne.
L’actualité, une fois de plus, malheureusement nous montre que rien n’en encore acquis pour les bretons. Aujourd’hui c’est France Bleu Breiz Izel qui voit ses programmes radios spécifiques supprimés au profit de ceux diffusés par Paris. Devons-nous aussi craindre qu’une des rares radios en langue bretonne tel qu’Arvorig FM disparaisse ? Nous devons coûte que coûte obtenir la création d’un véritable service radiophonique public en langue bretonne capable d’émettre sur les cinq départements bretons.
Alors qu’avec plus de 4 millions d’habitants la Bretagne devrait disposer d’un pannel de plusieurs chaines TV en langue bretonne, ici nous en sommes toujours à nous battre  pour qu’une partie de la Bretagne reçoive la seule émission existante et cette partie ne la reçoit toujours pas, ceci n’est plus acceptable. Le Pays de Galles (jumelé avec la Bretagne) avec une population de 2,5 millions d’habitants dispose avec S4 et BBC Cymru deux chaines TV intégralement diffusées en langue galloise. La création de la première chaine télévisuelle en langue bretonne reste donc un impératif !
Internet pourrait sembler être une planche de salut, des créations modernes y apparaissent mais cela ne remplace pas encore une véritable chaine de TV grand public. C’est donc là  un outil à promouvoir fortement.

Dans le réseau éducatif les fermetures d’écoles et les suppressions de postes d’enseignants sont des traumatismes que les plus jeunes ne devraient plus jamais subir. Les écoles existantes doivent être pérennisées et les ouvertures facilitées là où il y a une demande des parents. Devoir attendre 5 ans avant d’avoir droit à une aide publique est contraire au principe d’égalité si souvent évoqué. Rappelons tout de même que le réseau Diwan ne s’est développé que pour pallier  la carence de l’Etat central. Comparé avec la situation réservée aux autres langues minoritaires en Europe, il n’est pas exagéré d’affirmer que la langue bretonne souffre ici d’une vraie discrimination.

L’édition dans cette langue, les revues, les traductions telles qu’Harry Potter ou Shinning démontrent amplement la soif d’ouverture et de modernité des jeunes brittophones. Et pourtant éditer en langue bretonne coûte plus cher qu’éditer en français. Encore une anomalie qui ne peut être corrigée que par un soutien accru de la part de la puissance publique.
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Le combat pour la langue bretonne, Ar Brezhoneg, seule langue celtique, faut-il le rappeler, encore parlée sur le continent européen, ne se gagnera que par la volonté de toute la population  brittophone, les jeunes au tout premier rang. Ce combat passe par les urnes en faisant le choix de candidats décidés à mettre en œuvre les conditions et les moyens pour l’obtention de nos droits linguistiques et de nos libertés. L’objectif reste la ratification de la Charte européenne des Langues Minoritaires, non pas a minima, mais en complète adéquation avec les droits inaliénables de ces mêmes brittophones.

Les Candidats  100% Bretagne :
Jean Marc LE LUYER, Jérome Le Mansec (suppléant). 5ème Circonscription 22
Jean François LE BIHAN, Marie Pierre LE LAY (suppléante).4èmeCirconscription 22
Denis MADELAINE-NICOT, Gwenael CAUDAN (suppléant). 8ème Circonscription 29

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