Programme complet

 

Législatives 2017 : Une Bretagne émancipée pour être entreprenante, solidaire, écologique

SOMMAIRE : 

1)Une Bretagne émancipée

Evoluer vers des institutions qui donneront à la Bretagne des pouvoirs et des moyens équivalents à ceux de l’Ecosse : la dévolution. Intégrer la Bretagne unie dans une Europe dotée d’un gouvernement fédéral et d’un sénat des régions.

Une Bretagne forte à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques

Et son financement ?

La Bretagne a un PIB de 119 Milliards d’euros (chiffre 2015) et à ce titre devrait pouvoir bénéficier d’un budget d’environ 50 Milliards d’euros. Sur cette somme, l’Etat français restitue environ 20 milliards sous forme de paiement des fonctionnaires, d’investissement ou de dotation (1.5 milliard au Conseil Régional et 1 milliard à chaque Conseil Général plus les dotations aux communes)

Chaque année 30 milliards d’euros nous sont ainsi confisqués alors que nous aurions besoin de ces sommes pour relancer notre économie et pour remettre un peu d’espérance dans le cœur de nos enfants et le nôtre !

La Bretagne mérite mieux qu’une mort programmée ! Le Parti Breton œuvre pour l’émancipation de la Bretagne car la preuve est faite que sans une autonomie maximale, il n’y a pas de salut !

La France s’effondre et va devenir de plus en plus prédatrice et dangereuse, cela nous est intolérable !

2)Une Bretagne émancipée pour une économie dynamique, entreprenante

L’activité économique de la future Bretagne émancipée doit être fondée sur la liberté d’entreprendre tempérée par la justice sociale, la mise en valeur des atouts de la Bretagne dans le principe de subsidiarité, c’est à dire que l’Etat n’a pas à intervenir dans l’économie tant que, soit des collectivités territoriales locales, soit l’initiative privée peuvent parvenir au même résultat dans le même cadre

Les atouts de la Bretagne

La Bretagne, petit pays maritime, a donc une longue tradition de commerce maritime et international ; ses habitants sont habitués aux voyages, qui se terminent parfois malheureusement en expatriation.

La Bretagne, on l’a oublié à cause du protectionnisme français qui l’étouffe, se trouve plus prêt de l’angleterre que de la plupart des villes françaises, et surtout elle est située au milieu de l’océan atlantique.

Pour jouer de cet atout, il faut une population habituée au commerce extérieur, ce qui est le cas, un haut niveau de main d’oeuvre et de formation, ce qui est le cas, des structures portuaires et de transport, une politique fiscale attractive, ce qui n’est pas le cas actuellement mais que nous nous attacherons à développer car ces investissements sont cruciaux dans le cadre d’une économie mondialisée.

Beaucoup d’industriels français préféreraient en effet s’installer à Pornic ou St Malo que partir pour la Belgique.

La liberté d’échanger ne doit pas se muer en naïveté, ce qu’elle est pourtant en Europe. Et donc une Bretagne émancipée doit vérifier l’équité des conditions de commerce international.

Fiscalité

source photo Bretagne.ars.santé

La Bretagne doit être dans la moyenne fiscale de l’Europe et en particulier essayer de se rapprocher de l’Irlande qui avec une situation géographique et des atouts comparables, a su attirer une industrie et des services internationaux de pointe.

La Bretagne et l’Europe

La Bretagne, compte tenu de ses liens et de sa disposition au travail, a dans ce cas plutôt intérêt à nouer des relations avec les pays européens dans lesquels l’économie n’est pas au service de l’Etat, comme les pays d’Europe du Nord

 

L’enseignement et la main d’œuvre

source photo sainte-adele.net

L’enseignement doit être axé en priorité sur l’employabilité des diplômés, avec un effort pour l’apprentissage à l’allemande, la formation technique, scientifique, et les grandes écoles. L’exemple français montre aussi que le refus de la sélection dans l’enseignement aboutit au chômage de masse. La sélection, pourtant, on la rencontre aussi tout au long de la vie et la nier, c’est tromper les étudiants. Mieux vaut mettre en place les moyens d’orienter les étudiants non faits pour les études supérieures vers des filières pratiques et professionnalisantes.

La démographie bretonne, positive, permet aux entrepreneurs de trouver une main d’oeuvre, dont il faudra assurer la formation adéquate. La formation professionnelle tout au long de la carrière, et non jusqu’à 39 ans, est une condition de la pérennité dans l’emploi.

Les transports et les communications

Source photo transports.Bretagne.bzh

La Bretagne doit continuer de s’équiper à l’intérieur en routes et réseaux.

Les routes doivent à terme pouvoir recevoir les véhicules européens de 45 tonnes, qui permettent de désencombrer le réseau.

La Bretagne doit libéraliser le transport routier de voyageurs, d’abord parce que sa géographie s’y prête et afin de créer des milliers d’emplois et de fluidiser ses déplacements intérieurs.

Le réseau d’aéroports bretons est bien réparti, sous-utilisé et largement suffisant pour au moins 15 ans. Le projet d’aéroport à Notre dame des landes, sans utilité économique n’est donc pour nous pas une priorité et doit être abandonné, d’autant qu’il présente de nombreux autres inconvénients, particulièrement des inconvénients écologiques.

Tourisme

Source Photo Pierretoset.com

Il faut sortir du tourisme de résidence secondaire qui rapporte peu et coûte beaucoup et développer les courts séjours (1 semaine,week end) packagés (c’est à dire suivant les catégories de budgets), surtout vers les populations jeunes et appuyés sur des thèmes telles que le sport (voile, plongée, équitation, kayak, randonnée), la santé (mise en forme, plaisir, diététique, thalasso, gastronomie intelligente), la culture (musique, danse, festivals, histoire et patrimoine) qui d’ailleurs peuvent être mixés. Le patrimoine recèle des possibilités inexploitées.

La Bretagne traverse une grave crise d’adaptation

La crise qui sévit depuis 2008 a malmené beaucoup de secteurs économiques en Bretagne, bâtiment, travaux publics, automobile, agroalimentaire, électrononique, pêche… avec son cortège de disparitions d’entreprises, et de chômage. Malheureusement elle a aussi servi de révélateur de certaines faiblesses structurelles de notre économie : absence d’anticipation des mutations, faiblesse des structures financières des entreprises, internationalisation peu engagée, industrie de première transformation à faible valeur ajoutée, potentiel d’innovation insuffisant, carcant administratif…

La Région, qui depuis la loi d’aout 2004 “coordonne les actions de développement économique des collectivités territoriales et leurs groupements” n’a pas été à la hauteur de ce rôle en Bretagne. Prenons quelques simples illustrations :

  • L’innovation représente 1.64% du PIB, loin de l’objectif de 3% donné par l’Union Européenne à Lisbonne, situant la Bretagne seulement au 66ème rang des régions.
  • Les exportations des entreprises bretonnes ne représentent qu’un peu plus de 2% du total français, et nous placent à la modeste 15ème place des régions ; sans progrès notable depuis plusieurs années
  • Le PIB par habitant nous situent au 13ème rang des régions européennes, ce qui nous place sous la moyenne de l’europe, et en retrait sensible depuis 2002

Comme le montre l’étude de l’économiste Nicolas Bouzou (“renforcer le rôle économique des régions”), les régions sont les pivots du développement économique, surtout en période de crise où l’action au plus près de la réalité locale est la plus efficace. Elle montre aussi la très faible décentralisation en France, selon le BAK Basel Economies, constitue un frein déterminant en privant cette action de moyens comparables aux grandes régions européennes. Nous partageons cette analyse et sommes convaincus que les petits pays ou les régions à forte identité ont un avantage décisif, notamment en matière de réactivité et d’agilité. De même une autre étude internationale récente de Thomson Reuters sur l’exellence scientifique situe la France au 15ème rang, loin derrière la Suisse, le Danemark, l’Ecosse, la Finlande ou Israël.

Et si la Bretagne renouait avec son destin maritime

Source Photo Bretagne.bzh

La Bretagne reste un quai incontournable (20% du trafic maritime mondial de marchandises passent près de nos côtes) et totalement contourné par les divers navires. Des marchandises aboutissant en Bretagne sont ainsi débarquées à Anvers ou Rotterdam avant de rejoindre la Bretagne par camion.

Alors que dans le monde la plupart des péninsules maritimes connaissent un développement eceptionnel, cette carence logistique pénalise l’ensemble de la Bretagne et tout particulièrement sa partie occidentale.

Parallèlement, différentes enquêtes démontrent que le regard des bretons sur l’océan est ludique, sympathique, patrimonial (la faune, la flore, se promener, le désir d’avoir une maison avec “vue sur mer” etc.) et très peu stratégique (la logistique, les énergies marines etc.).

Il s’opère dans le monde entier une fantastique “course au large” pour valoriser les ressources océanes (71% rappelons-le des surfaces de la planète “Terre”

Pour cela, nous voulons que la Bretagne soit pionnière pour initier une autre approche océanique, passant de son “exploitation” plus ou moins durable à sa valorisation. Ce point est crucial. Pour lors, soit on exploite les océans, soit on exige ici ou là “leur préservation”.

De manière plus sectorielle, elle peut tout d’abord engager une politique logistique d’envergure à différents niveaux.

En partenariat avec les autres ports bretons, nous multiplierons les liens avec Nantes-St Nazaire qui est le hub logistique naturel de la Bretagne.

Cette absence de liens pénalise tout le monde, notamment les ports de l’estuaire qui voient aujourd’hui leurs trafics diminuer. Une stratégie logistique bretonne peut donc être mise en place pour résoudre ce paradoxe d’une Bretagne excellement placée et qui capte peu de flux internationaux en voyant même son maigre trafic international diminuer. En effet, 95% du trafic mondial de marchandises se fait désormais par voie maritime et l’Irlande, nettement moins bien placée, a vu son trafic être multiplié par deux en 10 ans.

Comme l’essentiel des villes bretonnes est littoral, nous voulons également promouvoir une offre de cabotage pour un transport écologique et prometteur, correspondant bien à la géographie bretonne et permettant l’export

Ces offres se renforcent nettement dans différents pays (en Italie par exemple, en Allemagne où l’on compte 500 caboteurs pour 600 km de côtes…)

Pendant ce temps la Bretagne, avec ses 2700 km de côtes, ronronne et l’on n’y compte qu’une poignée de caboteurs qui pourtant font preuve de leur efficacité (celui de la coopérative du Gouessant évite chaque année le trafic de plus de 4000 camions).

La Bretagne peut aussi renforcer ses initiatives d’ores et déjà de qualité, pour l’essor renforcé des EMR (énergies marines renouvelables), en veillant au maximum à créer une filière complète et présente à chaque étape du développement (conception, fabrication, pose et gestion des équipements).

Prorogeant les actions actuelles menées par le pôle de compétitivité mer, la Bretagne devrait faire de la pêche durable un sujet prioritaire.

Dans ce cadre, la facilitation des initiatives entrepreneuriales constitue enfin un axe majeur. Aujourd’hui, il faut parfois des dizaines d’années avant que des porteurs de projets puissent entreprendre (la valorisation de la crépidule en baie du mont St Michel, le ramassage ou la culture des algues, etc).

Le labyrinthe administratif et la difficulté d’obtenir des autorisations sont aujourd’hui un des points de blocage majeurs qui stoppent ou freinent de multiples projets.

La prévention, la gestion et la résolution de ces conflits sont primordiales afin que la Bretagne ne soit pas une réserve touristique mais bien un espace productif mariant l’Armor et l’Argoat.

Nous nous intéresserons aux initiatives prises en Allemagne ou au Danemark puisque là-bas, les citoyens sont dès l’amont associés aux projets et peuvent y participer (crowfunding) en bénéficiant de retombées financières. Comme par magie, les projets économiques sont de fait mieux acceptés, voire résolument soutenus, par les citoyens puisqu’ils en bénéficient

Et si l’épargne des Bretons soutenait l’économie bretonne ?

Source photo nhu.bzh

L’épargne est une des composantes du circuit économique

L’épargne se définit comme « la part de revenu disponible des ménages qui n’est pas utilisée en dépenses de consommation finale ». Elle est cette  mise en réserve en vue d’une dépense future ou  d’un investissement. Elle peut donc prendre différentes formes : liquide (monnaie, comptes bancaires) ou solide, c’est-à-dire investie dans des biens productifs ou immobiliers.
Le taux d’épargne des français est un des plus élevé d’Europe. Ce taux d’épargne est de 14.50% en 2015 et le montant annuel est de 196 Md€. [le taux d’épargne est le rapport entre l’épargne des ménages et leur Revenu Disponible Brut. Le RDB est l’ensemble des revenus perçus majorés des revenus de transfert (prestations sociales) et diminués du montant des impôts et cotisations sociales – INSEE]
Ce taux est ventilé en 8.6% en logement et 5.5% en épargne financière.
Le taux d’épargne financière est toujours inférieur au taux d’investissement en logement. Dans les placements financiers, il y a le constat d’une décollecte sur les livrets, un maintien sur l’assurance vie et épargne retraite et une fuite sur les actifs risqués. Le taux de détention d’action continue de baisser : 13% en 2009 pour 6.6% en 2015.

La Bretagne possède un stock d’épargne de 80Md€

Au niveau patrimonial, l’épargne financière (hors immobilier) représente  4 258 Md€. Nous rappelons que le PIB en France pour 2015 s’élève à 2 181 Md€ et que la dette des administrations publiques 2 097 Md€ pour la même année pour avoir une idée de ce chiffre.
L’épargne des ménages français est drainée par les produits réglementés. Qui sont principalement les livrets d’épargne, plan d’épargne et assurance vie.
Elle se décompose ainsi :
⦁ Assurance vie 37%.
⦁ Actions non cotées et participations 18%.
⦁ Dépôts et numéraires 16%.
⦁ Epargne réglementées 15%.
⦁ Titres cotés 13%.

La Bretagne possède une épargne de 80 milliards d’euros

Pour une fois en économie, les français sont de bons gestionnaires.

L’épargne annuelle s’élève à 74 Md€ soit 6 Md€ par mois.
La Bretagne montre en plus une caractéristique, non pas liée, comme nous pourrions le penser,  à la présence toujours appréciée de nos amis bigoudens mais probablement due à la proportion de retraités sur notre territoire. En effet la Bretagne est dans le peloton de tête avec 24593 € d’encours d’épargne par habitant ce qui nous conduirait à un stock d’épargne (hors biens immobiliers) de 80 Md€ approximativement.

La question ensuite est de savoir ensuite comment est utilisée cette épargne. La réponse semble nous être fournie par la Caisse des dépôts dans une étude parue dans la revue « Éclairages  » qui avait pour objet d’analyser les disparités entre les lieux de collecte et les lieux d’affectation des prêts. La conclusion du rapport  est que l’épargne est réallouée à hauteur de 85 % sur le même territoire et que les 15 % circulent. Il faut souligner que dans ces 15 % voyageurs : « la vaste moitié ouest, le nord est participent au financement des grandes métropoles : Ile de France, Lille, Lyon et le littoral languedocien ».

A qui profite l’épargne bretonne ?

Dans le  climat des difficultés que nous traversons, il est légitime de s’interroger sur l’allocation de cette épargne pour soutenir une économie régionale. Pour soutenir la « vraie économie » et non pas les pratiques spéculatives de nombreux établissement financiers.
Le montant des ressources nécessaires existe, sur notre territoire. L’épargne privée pourrait aider à (re)vitaliser le tissu des PME. Le problème est l’existence d’une aversion pour le risque. Probablement lié à la bulle internet, à la crise financière de 2008 mais aussi à une méconnaissance ou une mauvaise considération des entreprises et de ses dirigeants. L’état d’esprit reste généralement dans une attitude de protection du patrimoine. Et non pas de fructification et d’une quelconque prise de risque dans l’économie.
La réorientation de l’épargne vers le financement de l’économie reste un vœu pieux. Mais tout le monde s’accorde à dire que l’épargne de proximité dans les entreprises locales est un puissant vecteur de renforcement des économies territoriales. De plus, nous pensons qu’il  ne faut pas négliger l’aspect psychologique. L’épargne touche à l’intimité de la personne, à la vision de l’avenir, aux liens avec son territoire, à la vie envisagée et au  sens donné à tout cela.

Quels outils permettent l’utilisation de l’épargne dans les entreprises locales ?

Il existe les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP)  dont 70 % au moins des investissements doivent être réalisés dans des PME situées dans une zone géographique comprenant quatre régions limitrophes. Au titre de leur quota de 70 % minimum, les FIP doivent investir dans des entreprises ayant le statut de PME européenne, c’est-à-dire dont l’effectif est inférieur à 250 personnes et dont le chiffre d’affaires n’excède pas 50 millions d’euros ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros.
Ils collectent les fonds auprès des particuliers, et des personnes morales de droit privé. Un FIP est un fonds commun de placement qui investit dans les sociétés non cotées. Il a l’obligation d’investir dans trois régions administratives mais la collecte n’est pas territorialisée. Cela donne droit à la personne physique qui apporte son financement à un avantage fiscal. C’est une réduction de 18% du versement dans la limite de 12000€  pour un célibataire et 24000€ pour un couple. Cette réduction entre dans le champ du plafond global de 10000 € de réduction.
En 2015, la collecte sur les FIP a été de 490 Millions d’€ mais la répartition territoriale actuelle néglige totalement l’ouest de l’Hexagone et en particulier la Bretagne. La carte des investissements FIP montre une ligne de concentration allant de l’Ile de France à la région PACA en passant par la région lyonnaise.

La place d’échange

La création d’une place d’échange reliant les entreprises à leur territoire pourrait être une voie possible. Mais  l’exemple de la CCI de Lyon Métropole montre  un échec et une fin de partie pour «  la Place d’Échange ». Cette bourse de proximité n’a pas réussi à attirer les investisseurs du terroir pour financer des PME et PMI sur la base de tickets inférieurs à un million d’euros. Créée en 2013 elle n’a pu lever que 1,3 million d’euros au bénéfice de deux entreprises.
Il existe aussi la Coopérative en finances solidaires : c’est l’exemple de LA NEF plutôt réservé aux TPE voir PME et aussi l’exemple de la Caisse Solidaire de l’épargne et de l’emploi en Nord pas de Calais.
Enfin le crowdfunding qui est en vogue et reste  réservé  pour des petits et  moyens projets en appoints et dont la fiscalité n’est pas encore tout à fait stabilisée à notre avis.

L’épargne des Bretons est un formidable levier de développement pour la Bretagne

Que faire en Bretagne pour mobiliser cette épargne ?

Nous pouvons nous permettre de rêver que 1% de cette épargne territoriale représenterait 800 millions d’euros. Elle permettrait d’être un outil de maintien de nos belles entreprises. La prédation souvent opérée par les fonds d’investissements internationaux lors de  reprise de ces entreprises conduit en fin de compte à un appauvrissement de ces entités. Lorsque ce n’est pas des disparitions avec des licenciements à la clef (tout cela à cause du rendement exigé par les nouveaux propriétaires et l’application trop fréquente du mécanisme du LBO).

Un fonds d’investissement long terme pour la Bretagne pourrait être la solution :

Ses objectifs seraient les suivants :
⦁ Affectation de l’épargne régionale à des projets structurants. Ce point permettrait de donner du sens à l’épargne pour les personnes en recherche de sens – voir les fonds éthiques. Mais il nécessite la définition d’une vision stratégique à long terme (les secteurs à promouvoir par exemple)
⦁ Maintien du tissu économique en évitant la captation par des fonds spéculatifs.
⦁ Satisfaire les besoins sur le long terme et les secteurs qui nécessitent des engagements lourds (industrie).
⦁ Obtenir une garantie pour l’épargnant et une stabilité  pour l’entreprise (quasi fonds propres).

Au niveau technique, l’instrument financier possible pourrait être l’émission d’obligations à dix ans ou plus renouvelables.
Ce fonds pourrait intervenir lors de cessions d’entreprise sur le moyen et long terme afin de préserver la cellule sociale et territoriale qu’est l’entreprise et permettre de maintenir des managements familiaux de qualité ou bien de favoriser le management par les acteurs salariés en place de l’entreprise.

La mobilisation de cette épargne vers un tel outil dépendra d’un seul mot : la confiance donnée.

Cette confiance, c’est d’abord celle des épargnants qu’il faut conquérir par les meilleures compétences. Par une obligation de réussite et une transparence totale sur le mécanisme mis en place. Cette confiance des épargnants est à gagner sur  le long terme. Un tel fonds n’aura pas une vision « court termiste » de l’économie. Mais il prolongera sa vision dans une véritable stratégie territoriale sur le long terme.
Il conviendra aussi d’obtenir la confiance des intermédiaires financiers sans lesquels ce projet ne pourrait voir le jour. Dans le domaine politique, cette confiance devra s’exercer dans la réglementation fiscale et sociale trop instable ces dernières années. Il faut absolument rassurer l’investisseur sur l’issue de son placement long terme. Il devra aussi être simple et compétitif avec les autres placements notamment immobiliers.
Cette confiance  se construira avec une communication  efficace, transparente et  pédagogique.
La Bretagne pourra alors rester fière de la véritable prise en main de son économie en lien avec sa population.
Faire nous-mêmes le plus rapidement possible

Nous voulons :

  • Une politique fondée sur la responsabilité, la simplification et le consensus social
  • Nous appuyer sur l’autonomie des universités bretonnes pour contractualiser sur des projets de recherche stratégiques à échelle de 5 à 10 ans : Les énergies vertes, les techniques agronomiques durables, les télécommunications, les biotechnologies…
  • Conduire une politique ambitieuse de renforcement des fonds propres des PME/PMI pour leur donner la taille critique européenne
  • Concentrer les programmes d’aide publique sur les entreprises disposant de centres de décision en Bretagne
  • Redifinir une politique d’internationalisation accélérée de l’économie bretonne
  • Réunifier la Bretagne pour faire levier sur les complémentarités de compétences évidentes des grandes villes et des bassins industriels bretons : Brest, Rennes, Nantes, St Nazaire, Lorient, St Brieuc, sur des thèmes comme les biotecnologies, le génie logiciel, les énergies marines..
  • Redéfinir les priorités de la formation profesionnelle continue, pour anticiper les mutations technologiques
  • Affirmer le leadership de la Région en matière de développement économique, et accroitre ses compétences pour éviter les dispersions actuelles, d’une action inefficace entre départements, communes, groupements de communes
  • Donner à la Région le pouvoir réglementaire et normatif en matière économique. L’un des freins à la croissance vient de la profusion des réglements et normes édictées par un Etat central uniformisateur
  • Simplifier les démarches administratives des entreprises par un recours massif aux technologies de l’information
  • Organiser le dialogue social en associant les salariés au projet de l’entreprise et en instaurant leur représentation dans les instances de gouvernance
  • Aller vers une autonomie fiscale en récupérant une part large de TVA pour être dans la moyenne fiscale de l’Europe et en particulier essayer de se rapprocher de l’Irlande qui avec une situation géographique et des atouts comparables, a su attirer une industrie et des services internationaux de pointe
  • Investir dans les structures portuaires et de transport
  • Un enseignement axé en priorité sur l’employabilité des diplômés, avec un effort pour l’apprentissage à l’allemande, la formation technique, scientifique, et les grandes écoles
  • Mettre en place les moyens d’orienter les étudiants non faits pour les études supérieures vers des filières pratiques et professionnalisantes
  • Libéraliser le transport routier de voyageurs, d’abord parce que sa géographie s’y prête et afin de créer des milliers d’emplois et de fluidiser ses déplacements intérieurs
  • Continuer à investir en routes et réseaux
  • Création d’un fond d’investissemment à long terme pour la Bretagne en mobilisant 1% de l’épargne des bretons (soit 800 millions d’euros par an sur les 80 milliards d’euros disponibles)
  • Il faut sortir du tourisme de résidence secondaire qui rapporte peu et coûte beaucoup et développer les courts séjours (1 semaine,week end) packagés (c’est à dire suivant les catégories de budgets)
  • Développer une vision stratégique (logistique) de la mer en Bretagne permettant sa valorisation
  • Promouvoir une offre de cabotage pour un transport écologique (celui de la coopérative du Gouessant évite chaque année le trafic de plus de 4000 camions)
  • Instauration d’un Breizh Small Business act qui permet aux collectivités territoriales de réserver 33% du montant des appels d’offres aux PME locales

3) L’économie de la terre

Source photo image.bzh

Du désastre annoncé à la reconquête…

L’agriculture et l’agro-alimentaire bretons traversent une passe difficile qui laisse même présager un effondrement en chaine de cette activité essentielle pour notre économie. Cette évolution dramatique de la situation était hélas prévisible et le Parti Breton avait depuis plusieurs années tiré le signal d’alarme en constatant et dénonçant l’impéritie de l’Etat français à notre égard.

Depuis quelques mois nous constatons une aggravation de la situation avec les fermetures d’outils industriels et la mise au chômage de centaines d’employés. L’ensemble des productions est touché : le porc bien sûr mais aussi la volaille et le lait.

Suite à la colère paysanne de septembre 2015, l’Etat a joué les pompiers en attribuant 3 milliards d’euros à la filière. Toutefois, on ne s’attaque pas aux problèmes de nature structurelle. Les paysans ne demandent qu’une seule chose : des prix. Or, l’Etat ne souhaite pas attaquer la pyramide centraliste qui concerne d’autres secteurs et explique les difficultés

Actuellement, les problèmes paysans sont très clairement liés à :

  • Au différentiel de charges pesant sur les exploitations
  • Au coût supérieur en France de la main d’œuvre
  • A l’avalanche excessive des normes et réglementations dans un secteur suradministré

 

Ces difficultés sont aggravées par l’embargo russe, des rivalités internes et la présence d’un centralisme énergétique qui a limité les processus de diversification.

Ces problèmes, pour lors, ne sont pas résolus et les chiffres actuels donnent le tournis. Un tiers des paysans sont menacés et plus de la moitié des agriculteurs ne vivent plus décemment de leurs labeurs.

Face à cette situation nous avons le choix d’abdiquer et d’accepter notre disparition rapide… Le peu de réactivité de nos hommes politiques peut en effet, nous faire craindre le pire ! Nous avons aussi à nous convaincre que cette situation n’est pas une fatalité et qu’il ne faut surtout rien attendre de positif de l’Etat prédateur qui nous contrôle !

La défense de nos emplois, de notre tissu économique, de notre environnement passe par la nécessité de recouvrer notre émancipation.

La Bretagne bénéficie pourtant d’un grand nombre d’atouts au niveau de sa compétence en matière alimentaire et agricole, au niveau de la fertilité de ses terres, de son climat favorable aux différentes productions, de l’excellente formation de ses acteurs et de son tissu industriel performant et très attaché au territoire.

Pour jouer gagnant nous devons changer de paradigme !

Dans ce cadre, la Bretagne peut être une terre d’expérimentation et aider à la limitation des contraintes, des contrôles et des normes lorsqu’elles sont excessives. Ce secteur suradministré est victime d’une bureaucratie étouffante qui limite les capacités d’entreprendre (on compte en France un fonctionnaire par paysan.

Il est invraisemblable de voir des initiatives vertueuses retardées pendant des années et parfois totalement bloquées en raison de la complexité des procédures.

Source photo Bretagne.bzh

Fin 2013, il existe 150 usines de méthanisation en France (28 en Bretagne) contre 7700 en Allemagne (2400 en Bavière).

Depuis 2014 une centaine de projets référencés en Bretagne, il est évident qu’il faut en cesser avec ces distorsions de concurrences

Concernant plus précisément le territoire breton, une attention particulière peut être accordée à la préservation du foncier et à la valorisation agricole.

Dans le premier cas, on sait que l’artificialisation des terres est excessive. Elle a entraîné en France la suppression d’un département en 10 ans.

La Bretagne est parmi les plus mal classées et a doublé les surfaces artificialisées en 20 ans.

Ces aberrations sont principalement liées au déferlement périurbain en périphérie des grandes métropoles.

Le rééquilibrage urbain, la revitalisation des bourgs, la densification de ses multiples hameaux si spécifiques à la Bretagne sont des solutions.

Il est aujourd’hui inacceptable que la quasi-totalité des Plan Locaux d’Urbanisme interdise des constructions sur les écarts.

Cette vision française est étrangère à l’originalité bretonne. En Autriche ou en Allemagne, on développe et on densifie à l’inverse des hameaux écologiques pour éviter la création de lotissements insipides dans les périphéries urbaines.

Le salon international du SPACE, rencontre planétaire majeure pour l’élevage est un évènement exceptionnel Parc des expositions de Bruz. Il peut mieux valoriser son identité bretonne, utilisé davantage différents marqueurs comme le « Gwenn Ha Du » pour porter les activités de la Région.

Nous Voulons :

  • La Bretagne doit une terre d’expérimentation et nous aiderons à la limitation des contraintes, des contrôles et des normes lorsqu’elles sont excessives. Ce secteur suradministré est victime d’une bureaucratie étouffante qui limite les capacités d’entreprendre (on compte en France un fonctionnaire par paysan).

 

  • Concernant plus précisément le territoire breton, une attention particulière sera accordée à la préservation du foncier et à la valorisation agricole

 

  • Préserver et revivifier les territoires afin de consolider l’emploi et l’économie dans les différents bassins de vie (reterritorialisation de l’économie)

 

  • Favoriser les productions animales et végétales de qualité et la promotion des agricultures respectueuses (Bio, Durable…)

 

  • Renouer le lien social entre l’agriculteur et le consommateur en promouvant en circuits courts, les produits de qualité respectueux du consommateur et de l’environnement

 

  • Réorganiser l’interprofession pour éviter les corporatismes et le conservatisme

 

  • Consolider le revenu des agriculteurs par une politique de qualité, de circuits courts, de diversification énergétique et par la promotion des techniques agronomiques respectueuses et peu onéreuses. La multifonctionnalité doit être favorisée car elle sécurise les revenus face à la volatilité des prix.

 

  • Favoriser une activité industrielle de transformation sur du moyen et haut de gamme afin d’optimiser la redistribution de revenus décents à toute la chaîne de production.

 

  • Redéfinir la protection sociale des agriculteurs en la réévaluant plus justement

 

  • Renforcer la protection sanitaire des biens et des personnes en privilégiant la santé circuits courts, les produits de qualité respectueux du consommateur et de l’environnement.

 

  • Rééquilibrer les relations entre les producteurs et la grande distribution, il n’est en effet pas normal que seulement 7% du prix de vente d’un produit revienne à l’agriculteur alors que la GMS s’octroient des marges de 30%

 

  • Favoriser l’exportation (maritime) de nos produits sur tous les continents en misant sur la qualité et la sécurité sanitaire de nos productions

 

  • Relancer l’enseignement et la recherche pour optimiser notre compétitivité et notoriété internationale

 

  • Réévaluer l’image de l’agriculture, de ses acteurs et des produits dans les médias afin de rétablir le capital confiance avec le reste de la société

 

  • Les sièges sociaux des entreprises de transformation et de distribution devront se situer en Bretagne. La délocalisation des bénéfices n’est pas acceptable puisqu’elle est le facteur de paupérisation du pays et de précarisation des emplois.

 

  • Etablir une représentation permanente de la Bretagne auprès des instances européennes afin d’y défendre notre spécificité et nos intérêts.

4) Une Bretagne émancipée pour être solidaire

La Bretagne est par définition un pays à taille humaine. De fait, cela permet de résoudre les problèmes et de trouver des solutions viables.La solidarité, le mutualisme existent depuis longtemps dans la société et dans la mentalité bretonne.

Le Parti Breton veut permettre un modèle de société solidaire dans le respect des différences de chacun ainsi que des différents choix de vie individuelle.

Le défi à relever est :

L’exclusion

Source Photo Bretagne-solidarite-international.org

Divers facteurs – la dévalorisation du travail manuel, l’inadaptation des orientations scolaires et le manque de moyens, le manque de formation professionnelle, les délocalisations des grandes entreprises dans des pays où la main d’oeuvre est moins chère créent un chômage important, et de fait de la pauvreté et de l’exclusion.

Il est impératif que la solidarité économique et fiscale bretonne pallie à tous ces manques afin de donner à chaque citoyen de Bretagne la place qu’il est en droit d’attendre sur son territoire.

Le Parti Breton fait les propositions suivantes dans la perspective d’un modèle social solidaire en Bretagne.

 

Insertion par l’emploi et revenu minimum

Source photo Ouest-France.fr

Un système de revenu minimum (type RSA) sera maintenu, dans l’urgence, et pour une durée de 6 mois, avec l’objectif de retrouver un emploi au plus vite.

Le champ d’insertion par l’emploi doit concerner l’ensemble des activités économiques.

 

 

 

Agence Bretonne pour l’emploi

Un service unique de l’emploi est créé et doit permettre de répondre aux besoins des employeurs et des personnes en recherche d’emploi.

Retraites

Source Photo Carsat-Bretagne.fr

Des fonds de pension seront introduits dans un système mixte – répartition et capitalisation. Les capitaux seront réinjectés dans l’économie bretonne. Une caisse unique sera créée, sans régime spéciaux, sous réserve de la pénibilité au travail ; elle versera une pension plafonnée et avec un seuil minimal. Le régime général est la règle commune. Les caisses de retraite sont détachées du budget de l’Etat. Le Parti Breton préconise une démarche égalitaire pour résorber le problème des retraites.

 

 

5)Fiscalité

Source photo 20minutes.fr

Le taux de prélèvements obligatoires n’est pas supérieur à ce qui se pratique en moyenne en Europe.

Seul le Danemark fait pire que la France ! Le poids des prélèvements obligatoires pèse de plus en plus sur les foyers français. Selon un rapport de l’OCDE, les recettes fiscales en France ont augmenté de 0,2% en 2014, pour atteindre 45,2% du PIB, alors que cette pression fiscale est en moyenne de 34,4% dans les 29 autres pays de l’OCDE.

 

 

 

 

6)Logement

Source Photo Ouest-France.fr

Un logement décent pour chacun est l’objectif à atteindre. Un office breton du logement aura notamment comme objectif un habitat équilibré en Bretagne. Des mesures fiscales et urbanistes doivent être prises pour diversifier les modes de logements : propriétés individuelles, location, ou logement collectif. Les résidences secondaires seront mis à contribution par l’instauration d’une taxe permettant aux jeunes ménages d’acheter leur terrain à des conditions de prix équitables, dans un soucis de justice sociale. Cette mesure est déjà appliqué dans de nombreux pays européens.

 

 

 

7)Famille

Source photo routard.com

La cellule familiale, quelle qu’elle soit, doit être garante de l’éducation des enfants et de leur épanouissement. Aussi, faut-il permettre aux parents qui le souhaitent, d’élever leur jeune enfant (jusqu’à l’entrée à l’école maternelle : 3 ans) grâce à la création d’un réel système solidaire (60% du salaire).

De plus il faut permettre aux anciens de rester chez eux, le plus longtemps possible, grâce à un système solidaire pour la prise en charge des soins à domicile afin d’éviter l’isolement et les coûts exorbitants des établissements de retraites.

 

 

8)Égalité homme-femme

Source photo Bretagne.bzh

Le Parti Breton fera évoluer la législation pour l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes, en fonction de la pénibilité du travail. Il convient d’adapter l’emploi en fonction des contraintes spécifiques des familles (famille monoparentale, famille recomposée).

 

 

 

 

9) Santé

Source photo bretagne-sport-sante.fr

La Sécurité Sociale se concentre aujourd’hui sur le remboursement des soins lourds, comme les soins hospitaliers, pris en charge à 91% et les affections de longue durée, prise en charge à 100%. Cette évolution est lié à l’explosion des maladies cardio-vasculaires et des cancers , elle-même corrélée à la dégradation des conditions de vie, à la pollution, et à l’alimentation

Nous voulons mettre en place un système de protection sociale solidaire et rendant les personnes responsables. L’assurance maladie n’a pas pour but de financer l’industrie pharmaceutique.

 

Le système de santé sera axé sur la promotion de la santé et la responsabilité des personnes permettant la maîtrise des dépenses. Aussi, le développement des médecines traditionnelles, de la médecine préventive, sera valorisé.

 

10)Relations entreprise-salariés

Source photo lexpress.fr

Le Parti Breton s’inscrit dans le cadre de la social démocratie qui reconnaît pleinement les droits syndicaux des salariés et privilégie, dans les limites d’une loi-cadre, les négociations directes entre les acteurs sociaux du monde du travail et de l’entreprise.

 

 

 

 

11)Vie associative

Source photo bretagne-vivante.org

Les associations créent du lien social et permettent par la valorisation du bénévolat, de mener à terme des actions importantes. Notamment en milieu rural, où elles évitent l’isolement et permettent des activités variées, et en milieu urbain, où elles maintiennent une vitalité des quartiers. Le Parti Breton souhaite faciliter la vie associative.

 

 

 

 

12)Une Bretagne écologique

Source photo dailymotion.com

 Le Parti Breton propose la création d’un institut breton de l’écologie dont la mission sera la connaissance scientifique des milieux, d’expertise et d’aides aux collectivités locales

Le Parti Breton propose la création d’un centre d’Education à la Nature et à l’Environnement dont l’objectif sera la création d’outils pédagogiques et la gestion de plusieurs centres de découvertes pour les jeunes et de formation pour les adultes. L’animation sera directement confié  aux associations environnementales qui aujourd’hui ont fait leur preuve dans ce domaine

Favoriser un retour à une qualité de l’eau satisfaisante. Le Parti Breton veut mettre en place un plan de reconquête de la qualité de l’eau et des paysages.

Favoriser la culture de l’herbe

Supprimer la culture de maïs dans les zones humides

Mettre en œuvre des politiques économiques et d’aménagement basées sur le respect des écosystèmes et la coopération intelligente entre l’homme et son milieu.

Améliorer le bilan écologique de la Bretagne en diminuant l’empreinte de la population

Accélérer la Transition écologique, énergétique

13) Jeunesse et enseignement

Source photo jeunes.bretagne.bzh

Faciliter l’intégration de tous les jeunes dans la société (formation, emploi, logement), les initiatives et la prise des responsabilités (entreprise, associations, politique…)

Développer une culture de la confiance pour leur donner envie de contribuer à l’avenir de la Bretagne.

Généraliser une éducation multilingue (langues de Bretagne, de l’Etat, internationale) et multiculturelle pour tous les élèves.

 

 Concrétiser les propositions faites par le Conseil Culturel de Bretagne.

 

Généraliser l’enseignement de l’histoire de Bretagne.

 

14)  Culture et médias

Source photo unidivers.fr

France 3 Bretagne a coûté 32 millions d’euro en 2010, tout ça pour quelques heures de décrochages régionaux par semaine… BBC Alba, chaîne écossaise, a coûté autour de 12 millions d’euro en 2009 pour une chaîne de plein exercice. On continue avec les dépenses folles ou on change de système ?

Nous voulons :

– Le développement de médias indépendants et publics en breton (presse, télévision, radio, internet…)

–  Une télévision et des radios en breton et en gallo, consacré à la langue et la culture bretonne

Création d’une part régionale sur la redevance audiovisuelle (des 5 départements) à hauteur de 50%, les 50 autres % étant reversés au niveau national. (A ma connaissance 125 millions d’euros de redevance bretonne actuelle feraient pour la Bretagne une dotation annuelle de 62.5 millions d’euros

 

15) Pour une politique migratoire réfléchie, claire et juste

Source photo disaporaenligne.net

Les dernières mois ont vu la question de l’immigration prendre de l’ampleur dans le débat en Bretagne dans des communes où des centres pour migrants allaient être implantés.
Les vagues d’immigration que connaissent actuellement l’Europe et leur gestion par les États européens interpellent fortement nos concitoyens, d’autant plus que la situation de notre continent, qui peine depuis 2009 à s’extirper de la crise financière, nous rend encore plus fragiles face aux bouleversements démographiques, économiques culturels ou religieux.

Nous tenons à affirmer haut et fort les principes qui guident le Parti Breton quant à la thématique de l’immigration :

  • Notre idéal est que chaque être humain puisse pouvoir vivre décemment et en paix dans son pays : la mobilité est un droit mais l’immigration massive est un échec global dans lequel toutes les parties sont perdantes.
  • Aucun mur, ni aucun barbelé ne peut empêcher à long terme les flux migratoires tant que subsistent les problèmes qui en sont la cause (guerre, déséquilibres économiques). Le problème doit être d’abord traité à sa racine.
  • En ce qui concerne les migrants, de Syrie notamment, chaque État doit prendre sa part en proportion de ses capacités d’accueil, et en premier lieu les pays voisins. La solidarité ne peut être le seul fait de l’Europe.
  • La gestion de l’immigration nécessite une définition claire des droits et devoirs de chacun.
  • Nous considérons qu’il est de notre devoir d’accueillir les immigrés dans la limite de nos capacités, économiques notamment. L’accueil de l’autre fait partie intégrante des traditions bretonnes. Nous voulons une immigration réfléchie et construite qui vise à l’intégration, pas une ghettoïsation communautariste à la française.
  • La Bretagne doit disposer des moyens financiers et institutionnels permettant de mettre en œuvre  une vraie politique régionale d’intégration, pilotée en Bretagne par les bretons. Le « modèle » français a échoué, à nous de créer les conditions d’une intégration réussie dans l’intérêt de chacun.
  • Les arrivants ont le devoir de s’intégrer et d’accepter le socle de nos valeurs communes : respect et acceptation de nos lois, de nos coutumes, de notre langue, de notre tradition démocrate chrétienne. Nous voulons des règles claires de vie commune ainsi que leur application stricte car le laxisme est la pire des choses pour toutes les parties.

Le Parti Breton rejette tout à la fois le refus et la haine de l’autre comme profondément contraires aux valeurs humanistes bretonnes, mais également le laxisme et la ghettoïsation communautariste à la française comme incompatibles avec une société bretonne que nous voulons basée sur un engagement réciproque et un socle de valeurs non négociable.

Le problème de la Bretagne aujourd’hui, c’est l’État français. La Bretagne n’a nul besoin d’un parti qui n’apporterait aucune solution viable sur les questions d’immigration et d’intégration et qui ne ferait que pousser à son paroxysme la politique jacobine menée par les différents gouvernements de droite et de gauche.